Pourquoi le logement est un levier d’action majeur contre le réchauffement climatique ?

C'est un constat sans appel : crise climatique est bel et bien là, et se manifeste notamment par des phénomènes météorologiques extrêmes. Ajouté à cela le nouveau rapport du GIEC qui ne fait que tirer encore un peu plus la sonnette d'alarme, l'été 2021 rime avec urgence climatique.

Les preuves ne manquent plus, et ces dernières semaines ont peut être été celles où les conséquences du réchauffement climatique ont été les plus tangibles dans notre vie quotidienne : épisodes de sécheresse et d’incendies sur le pourtour de la Méditerranée et en Californie, pendant que l’Europe du Nord se noyait sous les flots déchaînés et que la Louisiane était engloutie par le plus gros ouragan qu’elle n’a jamais connu.. Mauvaise nouvelle : l’été 2021 n’a été qu’un aperçu de ce qui nous attend dans les prochaines années.

C’est en tout cas l’une des conclusions extraites du rapport du GIEC qui a été publié cet été, et qui n’a fait malheureusement que confirmer les prévisions déjà établies précédemment. Les conséquences d’un réchauffement de la Terre de 1,5°C pourraient en réalité être encore pires que ce que les scientifiques avaient prédit, avec des effets d’emballement liés à la fonte du permafrost et à la destruction de forêts primaires. Cela ne fait guère plaisir à entendre, et il est plus confortable de se murer dans l’insouciance et d’occulter le problème, mais c’est bien ce qui nous attend si nous n’agissons pas de manière globale, radicale et surtout très rapide.

L’impact individuel contre le réchauffement climatique est limité mais bien réel

Face à une telle situation, en tant qu’individu, on peut se sentir impuissant, voire complètement tétanisé en réalisant que nos actions ne sont qu’une goutte d’eau face aux enjeux actuels. De là à se décourager, et à renoncer à agir, il n’y a qu’un pas. Cependant, il est faux de penser que l’on ne peut rien changer à son échelle. Même si l’action individuelle seule sera insuffisante, et que les mesures pour faire face à la situation actuelle devront être de nature sociale, économique et politique, il est certain que l’individu a son rôle à jouer et sa part de responsabilité dans l’équation globale.

Selon l’étude réalisée par le cabinet “Carbone 4”, intitulée “Faire sa part, pouvoir et responsabilité des individus, des entreprises et de l’état face à l’urgence climatique”, publié en juin 2019, le français moyen pourrait réduire de 30% ses émissions de gaz à effet de serre en adoptant un comportement “exemplaire” (ne plus voyager en avion, réduire l’usage de la voiture, adopter un régime végétarien notamment), le reste de ses émissions étant incompressibles car “systémiques” (liées au fonctionnement des services publics, de l’Etat français, de la production d’énergie, etc). Lorsqu’on lit cette étude, on peut se dire que 30%, c’est trop peu, surtout lorsqu’on les rapporte à une échelle individuelle. Pour un français moyen, qui émet environ 6 tonnes de CO2 par an, cela représente quand même une baisse de près de 2 tonnes par an, soit deux allers-retours Paris-New York ! Multiplié par l’ensemble de la population des pays développés, qui sont les plus gros émetteurs de CO2 par personne, cela représente une diminution notable des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle planétaire. Cela rappelle d’ailleurs la légende du colibri, parfois utilisée par les mouvements écologiques pour signifier l’importance des actions individuelles pour la protection de l’environnement.

Ce chiffre de 30% est aussi à notre sens synonyme d’espoir : cela veut dire qu’il existe une marge conséquente de progression, et que nous sommes très loin d’avoir atteint le seuil « plancher » ! Cela signifie aussi que nous pouvons encore redresser la barre, mais il faut agir rapidement et drastiquement, pour reprendre les termes du GIEC. Nous sommes ainsi arrivés au stade où trier ses déchets et se dire que l’on a fait sa part ne suffit plus, il faut aller bien au-delà, car il en va de notre avenir collectif. Cela fait 40 ans que les scientifiques nous alertent sur la question, et nous avançons droit vers le mur, lancés à pleine vitesse. La question à présent n’est plus de savoir comment l’éviter, mais bien comment amortir le choc.

Le logement est l’une des composante clé pour lutter contre le réchauffement climatique

Nous l’écrivions en 2019 dans une tribune publiée sur We Demain, et nous en sommes aujourd’hui convaincus plus que jamais chez Homaj : le logement doit faire partie intégrante de la lutte contre le réchauffement climatique et diminuer ses émissions de gaz à effet de serre. Quand on sait que plus de 30% des émissions de gaz à effet de serre d’un ménage français sont encore liées au logement, soit autant que le transport, il y a clairement une carte à jouer et une marge de progression importante.

La RE 2020, qui entrera en vigueur en janvier 2022, va dans le bon sens, en sensibilisant notamment le grand public et le secteur du bâtiment à cette problématique grâce à l’introduction des seuils d’émission carbone pour les logements neufs. Cette réglementation met enfin des chiffres et des exigences sur des émissions qui jusqu’à présent n’étaient absolument pas réglementée. Mais la RE 2020 est encore trop timorée, et déjà presque obsolète… Elle est clairement insuffisante pour compenser le retard abyssal pris par le logement concernant les émissions carbone : elle est d’une part en retard de deux ans, avec un calendrier qui a été décalé à deux reprises à cause de la pandémie, et elle a vu par la même occasion ses objectifs revus à la baisse par rapport aux ambitions affichées initialement, notamment en ne valorisant pas la production d’énergie renouvelable. Les bâtiments estampillés RE 2020 ne seront donc pas des bâtiments à énergie positive, alors que cela faisait partie de la première version des textes, et les seuils les plus exigeants concernant les émissions carbone ne rentreront en vigueur qu’en 2031, subissant une baisse de seulement de 35% par rapport aux seuils de 2022 (Source : Ecologie.gouv.fr).

Il en est de même concernant les émissions liées au système de chauffage : si dans les maisons individuelles il semblerait que les chaudières à gaz vont définitivement tirer leur révérence, mais cette échéance a également été repoussée de plusieurs mois. Ces changements vont certes dans le bon sens, mais il faut aller plus loin, plus rapidement. L’horizon 2030 est encore trop lointain et les baisses demandées ne sont pas assez ambitieuses. Or, à l’échelle de la planète, 2030 c’est demain. C’est pour cette raison que chez Homaj, même si nous sommes déjà en deçà des seuils imposés par la RE 2020, nous avons pour objectif d’aller encore plus loin et d’améliorer le bilan carbone de nos maisons ! Notre but est d’atteindre la neutralité carbone dès l’an prochain, notamment grâce à la production importante d’énergie renouvelable grâce aux toits solaires installés sur nos maisons.

En faisant construire une maison Homaj, vous avez la possibilité de faire déjà un grand pas vers la réduction de vos émissions. En effet, en faisant construire une maison bas carbone, vous supprimez une très large partie des émissions liées au logement, soit une baisse de votre empreinte actuelle de près de 30%, sans pour autant renoncer à votre confort au quotidien ni faire de sacrifices. Ajouté à cela les autres leviers à votre disposition (transport, alimentation et consommation de biens notamment), votre contribution à l’effort collectif sera plus que significative !

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